
Signé : GROS TRAC
Réponse d'une internaute : Micheline
Cher GROS TRAC, respirons. Respirez.
GROS TRAC, ne me demandez pas si c’est normal ou si vous êtes normal. Ce que je sais, c’est que plusieurs personnes, même des artistes au long parcours impressionnant, ont des réactions précises, qu’elles n’apprécient pas tellement, devant une situation où elles se sentent investies d’une certaine responsabilité ou qui est perçue comme importante à leurs yeux. Pour certains, ce sera lors d’un examen, pour d’autres lors d’une prise de parole, ou encore lors d’une entrevue, à l’occasion d’un défilé, etc. Peu importe. Devant un événement qui n’est pas important, vous n’éprouvez sans doute pas la même réaction. Il me semble que votre réaction vous dit quelque chose de vous. Un événement qui vous importe s’approche et vous ressentez le poids d’une responsabilité. Voilà! Respirez.
Lors d’une rencontre avec le groupe de catéchèse, vous avez en effet toute une responsabilité. Ouais, rien pour diminuer votre trac! C’est vrai. Respirez profondément. Vous êtes responsable du bon déroulement de la rencontre, de l’atteinte de l’objectif, du bien-être des personnes. Ça me semble très normal de ne pas vouloir manquer son coup, comme on le dit.
À mes oreilles, le trac sonne comme un stress qui vous visite ou vous envahit selon le cas. Oui, oui. Vous avez le choix de son intensité. Détendez-vous. Vous savez, le feu n’est pas pris à ce que je sache. En dépit de votre responsabilité, une goutte d’eau qui coule, une sueur, un peu de transpiration dans l’océan de la vie lors de cette journée, tout cela me semble relativiser le stress. Si vous savez être présent aux personnes, à leur écoute, amical, ils sauront vous pardonner une hésitation, un bégaiement, un exercice pas tout à fait réussi. À froid, qu’en pensez-vous?
Parlant de stress, il y a du bon stress. Un stress positif. Une dose d’adrénaline nous place en position d’éveil. Le sang circule. L’attention est à son meilleur. On s’efforce pour performer. Excellent. Le stress vous dit que quelque chose d’important approche.
Le moins bon stress est celui qui vous paralyse. Une peur vous envahit et bloque votre énergie et votre concentration. À vous d’identifier, le cas échéant, ce qui vous fait le plus peur : Le contenu, l’atmosphère, la gestion du temps ou quoi encore. Après cela, vous pourrez voir ce que vous pouvez faire pour améliorer votre perception d’incompétence et tasser la peur loin dans son coin.
Une fois ces mises au point faites, vous pouvez pratiquer un truc ou l’autre avant la rencontre. Tout d’abord, rien de mieux qu’une bonne préparation de la rencontre. Lire et relire plus d’une fois le déroulement de cette rencontre. Écrire sur un papier les grandes étapes du déroulement. Ce papier pourra aussi vous servir pendant la rencontre comme aide-mémoire. Par la suite, racontez à haute voix ce déroulement, sans votre texte. Vous pourrez répéter l’exercice devant un miroir. Oui, c’est correct de se regarder. Quand vous vous approcherez de l’heure de la catéchèse, vous n’aurez plus qu’à vous permettre d’avoir du plaisir. Oui, c’est permis.
Je consens à vous suggérer ce que je pratique assez souvent : Un exercice de visualisation. N’ayez pas peur. Fermez-vous les yeux. Pratiquez la relaxation. Respirez profondément, calmement. Projetez-vous dans un environnement agréable qui vous procure du bien-être. Et tranquillement, approchez-vous du groupe de catéchèse. Créez une rencontre de catéchèse agréable à partir d’un exercice de visualisation où vous vous placez dans une situation de bien-être. Enfin, il vous reste à voir, à visualiser, à penser à un début de rencontre. Les premiers moments d’une rencontre de catéchèse sont importants. Les ouvrages de catéchèse vous suggèrent sans doute un accueil, une mise en route. Cependant, vous pouvez augmenter vos chances de succès en partant de vous, de votre imagination, de vos ressources, de votre environnement. C’est important d’accrocher, dans le bon sens du terme, dès les premiers instants.
J’ai oublié de vous demander ce que vous désirez pour la rencontre de catéchèse. Qu’elle soit chaleureuse, sérieuse, drôle, silencieuse, pieuse, participative? Selon votre réponse, vous adapterez les premiers instants, histoire d’installer déjà l’ambiance que vous recherchez.
Si vous n’êtes pas allergique à la prière et au recueillement, c’est sans doute un bon moyen pour décompresser. Après avoir tout fait ce qui est en votre pouvoir, vous vous en remettez : À Dieu, à la vie, à l’univers, peu importe. Vous pouvez même lui demander de vous accompagner, de vous soutenir, de vous inspirer.
Enfin, parler, échanger avec des semblables peut être utile pour recueillir des trucs qui diminuent le trac et des façons de faire qui pourraient vous allumer … comme un feu apaisant, cher GROS TRAC. Voilà ce que je vous souhaite.
Merci d’avoir posé votre question. Respirons.
WEB Anima
Pour répondre à la question posée par GROS TRAC, je répondrais par une phrase toute simple: « Mets ça entre les mains de l'Esprit Saint; demande-lui de t'éclairer et te précéder, et Il te soufflera tout ce que tu dois dire. » C'est ce que je fais moi-même dans un tel cas.
Bonne chance et que la paix du Seigneur t'accompagne.
Micheline
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