
Le sacrement nommé « Pénitence », « Réconciliation » ou « Pardon » est perçu, par certains, comme un signe nébuleux de l’amour de Dieu le Père.
C’est le sentiment qui me reste, étant donné les réactions nerveuses observées chez des enfants âgés de 8, 9 ou 10 ans (et de certains parents), qui se préparent à vivre ce sacrement pour la première fois.
Les catéchètes doutent parfois de ce que les enfants en comprennent…Ils questionnent le fait de ne pas avoir tout dit sur le sujet… et alors d’autres inquiétudes surgissent.
Et pourtant… n’est-ce pas une expérience positive de rencontre avec Dieu qui leur est proposée? Accentuons-nous l’Amour inconditionnel du Père qui accueille et pardonne toujours… de sorte que l’expérience de rencontre avec le prêtre soit ressentie comme un appel à se rapprocher de Lui avec confiance?
Et pourtant… les prêtres qui accueillent ces enfants confirment qu’il a dû y avoir une bonne préparation, car les jeunes saisissent bien la part du mystère… à leur mesure.
Pourquoi alors s’en faire tant? Pourquoi ne pas se faire confiance, faire confiance aux pasteurs et à l’Esprit-Saint qui souhaitent la libération de chacun?
Sachons tout de même qu’une part de mystère restera, mais qu’assurément chaque cœur qui s’y approche sera changé.
Faisons confiance!
Une célébration bien pensée, bien planifiée et bien animée rassure ceux et celles qui vivent pour la première fois le sacrement du Pardon, signe de l’amour inconditionnel du Père.
Le moyen que nous avons choisi est de mettre en tension deux textes qui ont pour but de démontrer l’amour inconditionnel de deux papas; le premier étant la parabole du fils retrouvé (Luc 15,11-32), que les enfants avaient travaillée au cours d’une rencontre avec leur catéchète et le deuxième, l’histoire de Marc-André et le coeur de père, qu’ils entendaient pour une première fois.
Les jeunes ont su trouver les ressemblances dans les deux textes et percevoir le grand amour des parents; alors ils commencent à comprendre par conséquent l’amour gratuit de Dieu. Cela donne confiance… et le goût d’aller vers le prêtre qui pardonne en Son nom.
Misons sur la démarche d’amour plutôt que sur les méfaits et les fragilités. Regardons l’aveu, le regret et la démarche de retour : la réconciliation est réalisée dans le mouvement double d’accueil et son acceptation.
Parmi les 90 personnes présentes, on y retrouve plusieurs grands-parents qui sont rejoints par la simplicité et le climat festif de la cérémonie; ils m’en témoignent. Une de ces personnes m’avoue qu’elle présentera cette célébration aux responsables de sa communauté, tant elle est riche et porteuse de sens.
Alors : encore une fois… faisons confiance!
Ginette Gagnon
Montréal
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